Amplifier la conscience intérieure

arbre 

  Tous les exercices sont des moyens de communiquer avec nos sensations, nos énergies intérieures, et de les amplifier. Ils peuvent prendre la forme de l’immobilité, de la respiration, d’un auto-massage ou d’un mouvement mais, en nous, ‘‘le massage de l’énergie » porte sur le flux sensoriel.

 

Concentrez-vous sur vos ressentis et sensations au lieu de penser de manière analytique à ce que vous faites.
Conscientisez le mode sur lequel les postures et gestes influencent votre perception. Bougez lentement et en rythme afin de savourer la joie de vos découvertes. Exécutez chaque geste en vous concentrant sans forcer, acte d’ouverture qui favorise la prise de conscience.

  Investissez tout votre être – affectivité, sensibilité, conscience – dans chaque exercice. Soyez totalement présent à l’exécution de l’exercice, pour que ressentis négatifs et positifs participent de son vécu. Quand vous ressentez quelque chose, entretenez l’énergie induite aussi longtemps que possible afin qu’elle se propage et vous baigne entièrement. Diffusez-la pour qu’elle s’étende à toute dimension temporelle et spatiale.

 

Le vécu de chaque exercice présente trois caractères : positif, négatif et neutre.
Ces termes n’expriment aucun jugement d’ordre moral ; en effet, il est aussi important de sentir et travailler avec ce qui est négatif que de le faire avec ce qui est positif. Connaître ces caractères jouent un rôle majeur : ainsi, un ressenti positif s’identifie à ce qu’il engendre une sensation de douce chaleur, alors qu’un ressenti négatif tend à se traduire par la perception d’une désagréable pesanteur, tandis qu’un autre, neutre, se manifeste par un calme exprimant harmonie et légèreté qui imprègne le corps et rayonne dans l’espace alentour.

Quand un jugement émerge à votre conscience, cela veut dire que vous devez plonger plus profondément dans les sensations et les ressentis. Soyez attentifs aux organes, tissus et muscles qui s’éveillent ; projetez-vous en eux et explorez-les. Que ressentez-vous : douleur, joie, chaleur ou énergie ? Quelle est la nature de ce vécu, de ses tonalité et de ses caractères ?

Bien que cette participation totale au vécu puisse être qualifiée d’attention, de conscience ou de présence à l’acte, son essence n’a rien à voir avec le fait de nommer et définir, car il n’y a plus d’esprit critique pour juger. L’événement (au sens étymologique du terme) est ce que vous faites. Toute question ou compte rendu à soi-même sur ce qui se passe est superflu. Ce que vous ressentez s’exprime simplement de lui-même.

 

La relaxation tibétaine Tarthang Tulku p.23

Comments

  • privendel
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    « Nous possédons ce dont nous avons besoin, nous sommes ce que nous recherchons »
    c’ est peut-être la phrase qui m’a le plus impactée pendant ce stage d’ avril 2014. Accéder à cette confiance et assurance intèrieure…la pratique devient alors comme un acte d’amour.
    Voici plusieurs années que je baigne dans Kum Nye et voici quelques impressions.
    Ce yoga permet d’ aborder l’ humain dans sa globalité,en évitant toute séparation du corps et de l’ esprit. L’ énergie est un lien, une sorte de continium entre la matière et la pensée. Ses manifestations sont multiples, tantôt physiques, tantôt psychiques. Et si l’ énérgie est invisible et impalpable, ses effets nous permettent d’ en apprécier la quantité et la qualité.
    La particularité de Kum Nye réside dans la fait que les exercices physiques sont effectués sans stress, ils sont associés à une profonde relaxation et « la relaxation, c’ est revenir à la vie », une sorte d’ état méditatif provoqué par les visualisations et la concentration nécessaire pour réaliser les postures et mouvements.
    Bénéfique pour la santé du corps et de l’ esprit, ce yoga est l’ occasion d’ une étonnante découverrte de soi. Quel plaisir ( enfin…presque) de sentir vibrer les diférentes parties de son corps pendant que l’ on explore l’ espace à l’ intèrieur et à l’extèrieur de soi. Du coup, parler ‘d’énergie n’ est pas un concept abstrait; c’ est une perception réelle. Le fait d’ être pleinemnt présent à soi, avec le temps amène à une sensation de vie de plus en plus intense. « Les ressentis s’ expriment comme une connaissance, comme une intuition ».La liberté de mouvement est de plus en plus plaisante et parfois l’ on peut ressentir une paix délicieuse.
    Le plus difficil( au début) est d’ apprendre à ralentir ses mouvements. L’ extême lenteur de leur exécution permet de déceler les blocages et les restrictions( retenues) du corps et l’ esprit.Ici, l’ on s’ exerce à ressentir: vibration, chaleur,picotement, tremblement… et à porter son attention sur l’ impact et l’ experience intérieure qu’ ont ces mouvements. Mouvements qui sont autant de petites mains qui nous massent et touchent des couches de plus en plus profondes, jusqu’ à touvher notre  » être » autenthique.De vieilles mémoires se réveillent. Une respiration profonde apaise et dissipe les tensions.Chaque inspiration, chaque expiration est une occasion de reprendre conscience de soi, dans l’ instant. La relaxation se produit sans effort. L’ esprit est calme et alerte à la fois. C’ est une méditation en mouvement. Effet paradoxal, le corps est à la fois stimulé et relaxé, l’ esprit est à la fois vigilant et détendu, calme.
    Du fait de cette douceur, l’ approche de Kum Nye, peut être proposé aux plus affaiblis. L’ apaisement est réel. La composante méditative favorise la mobilisation des émotions positives, diminue le stress et l’anxiété et participe aux processus de réparation de l’ organisme. L’ intégration psychocorporelle est totale. L’ énérgie sous toutes ses formes s’ équilibre, devient fluide.
    Le relâchement obtenu peut offrir l’ opportunité de contacter des sentiments refoulés. Si les mots et les images de l’ esprit réveillent la mémoire, les postures et les mouvements du corps le peuvent aussi.
    Petit à petit ,nous libérons plus d’ espace à l’ intérieur de nous,nous apprenons à être dans une pleine participation à la vie, nous pouvons être moins émotionnels et du coup avoir le choix de nous manifester, nous goutons à une liberté nouvelle.

    Pénélope.

  • privendel
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    Merci Tarthang Tulku, merci Arnaud Maithland, et merci à Félicité et Henri qui m’ ont ouverte au yoga tibétain. 🙂